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L’édito combatif de Philippe Sers
Dans son habituelle chronique sport sur France Bleu Hérault, Philippe Sers a livré un édito très musclé à l’encontre des joueurs du MHSC. Il exhorte lui aussi les joueurs à se battre et à donner le meilleur d’eux-mêmes.
« Il y a longtemps qu’on ne rigole plus dans les travées et que l’horizon s’est assombri. Oui mais à présent sur une jambe, un coup d’épaule, un lancer de dés, ou dans la grisaille un coup de pouce du destin, l’équipe s’est accrochée. Alors certainement pas à ses certitudes puisqu’elle n’en a jamais eu assez soyons honnête, pour sortir du merdier dans lequel elle s’était embourbée d’entrée. Sans quoi, huit mois après son début de saison que l’on croyait un leurre pour mieux épater la galerie, elle n’en serait pas là ce matin, à compter ce qui lui reste de supporters, tout comme les points qui lui manquent pour éviter la sanction.
Là, on ne sait plus trop désormais s’il faut aller les chercher ou les voler. Comment les prendre ou les arracher à l’adversité, sans au minimum un esprit commando. Le seul qui vaille maintenant pour compenser les carences d’un groupe en sursis. Franchement ça ne sert à rien aujourd’hui de se pencher sur les copies des voisins. Pas les meilleurs de la classe, évidemment, puisqu’au dernier rang, pour se dire qu’il y aura toujours pire ailleurs que devant sa porte. Au moins reste-t-elle entrouverte, c’est déjà ça. Sans plus savoir du reste ce qui vient derrière. En tout cas une chose est certaine, jusqu’à plus ébranlée, pour s’en sortir il leur faudra faire preuve de cran et de caractère comme jamais cette saison. Bien plus que le talent sur lequel ils se seront bercés pendant longtemps d’illusions.
L’heure de vérité a sonné déjà depuis des lustres, pas la sirène d’alarme. Sauf que cette fois, à ne jamais avoir voulu vraiment l’imaginer, il faut s’en faire une raison et la tirer pour de bon. Dimanche à Nantes, dans huit jours contre Troyes et dans trois semaines à Reims, Montpellier jouera son maintien une fois pour toutes. Neuf points en jeu, il en faudra six pour éviter la guillotine. Et pour ça ne plus regarder ses crampons et son nombril. Mais droit devant, le mors aux dents. Alors, en seront-ils capables? Nous avons tous, ce matin, la faiblesse et la ferveur d’y croire, toujours intacte elle. Sauf que nous n’avons pas le ballon dans les pieds ni le maillot sur les épaules. »
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