
En difficulté financière, Nike coupe dans ses contrats sponsoring
Depuis la saison 2000/2001, l’idylle entre le MHSC et Nike semble inébranlable. Déjà en 2019, on vous partageait une infographie montrant que, là où en Ligue 1 la moyenne des relations entre club et équipementier ne dépassait que rarement cinq années, Montpellier et Nike soufflait allégrement plus de 20 bougies. Mais le couple survivra-t-il aux récentes difficultés financières de Nike ?
Le géant américain a sorti sa calculette et a décidé de couper sec dans le budget. L’objectif, si l’on en croit The Oregonian, c’est 2 milliards de dépenses en moins, d’ici 3 ans. Premières victimes de cette nouvelle politique : les salariés de l’équipementier, après les 700 destructions d’emplois de 2020, Nike voudrait se défaire d’une partie significative de ses collaborateurs afin d’économiser près de 450 millions d’euros. Second secteur de reduction: le sponsoring sportif, où les coupes commencent déjà à se ressentir. Comme le fait remarquer Footy Headline, Nike a récemment mis fin à ses contrats avec Manchester City, le Red Bull Leipzig (qui vient de signer chez Puma pour les prochaines saisons) ou encore le Portugal (qui passera aussi chez Puma à partir de 2025). Le prochain sur la liste pourrait être le FC Barcelone qui, d’après les informations de Footy Headline, serait mécontent des conditions contractuelles offertes par Nike. Même son de cloche du côté du sponsoring d’athlètes, la marque a la virgule vient de mettre un terme aux contrats de Jack Grealish et Neymar, le prochain sur la liste pourrait même être Tiger Woods alors même que le golfeur est équipé depuis 27 ans par Nike.
Le coup de moins bien du mastodonte américain s’expliquerait par une concurrence accrue dans le secteur sportif, notamment dans le running qui a été longtemps sa chasse gardée. Dans des propos rapportés par Footy Headline, John Donahoe, président directeur général de Nike, justifie sa stratégie en expliquant que les économies réalisées permettront d’investir sur l’innovation des produits et de se focaliser sur les secteurs en croissance comme le sport féminin ou la marque Jordan. Le dirigeant a précisé que l’équipementier veut miser sur ses valeurs sures comme le running ou le basketball.
Alors que Montpellier a prolongé son contrat avec Nike jusqu’à 2030 en septembre dernier, on voit mal comment les difficultés financières de la marque américaine pourraient avoir un impact direct sur le maillot montpelliérain. Mais méfions-nous de l’effet papillon, un changement de battement d’aile dans l’Oregon pourrait bien produire quelques secousses à Grammont.
10 Commentaires